Tour de France à la Voile – Le regard de Paul Meilhat

Equipage de Paul Meilhat sur le Tour de France à la Voile
Le 15 juillet 2017 - 09h31

Les vacances ? C’est presque maintenant. Jeudi, Paul Meilhat a laissé l’équipe de Daniel et Matthieu Souben poursuivre sans lui leur épopée sur les routes du Tour de France à la Voile. A Dunkerque, Fécamp puis Jullouville, Paul est venu apporter son savoir-faire à l’équipe Vivacar.fr – Cefim sur les raids côtiers, qui se courent systématiquement lors de la première des deux journées que le Tour passe dans ses villes étapes, le lendemain étant consacré aux courtes régates en stade nautique.

Les briefings, le contact et les copains
Sixième du classement général sur 29 après six jours de course, Vivacar.fr – Cefim fait plus que tenir son rang. 3e à Dunkerque, 6e à Fécamp et 14e à Jullouville, les « Pandas » ont globalement bien tiré leur épingle du jeu sur les raids. « Je suis super content d’être venu sur le Tour nouvelle formule et d’avoir navigué complètement différemment après ces deux années à naviguer tout seul sur mon bateau, dira Paul. Ça me change complètement de format. C’est vraiment sympa de revivre toutes ces régates, les départs au contact, la vie d’un équipage… Le bilan est vraiment positif ».

Naviguer au contact, rouvrir les yeux, sentir les coups, voilà pourquoi un programme de voile légère, comme le Diam24, se révèle complémentaire d’une aventure en Imoca : « Puisqu’on ne navigue pas énormément en course, en Imoca, il est bon de courir sur d’autres supports pour renouer avec les phases de départ, la régate au contact, pour retrouver les bons réflexes dans tous ces moments où c’est un peu chaud sur l’eau ».

Performants sur les raids côtiers
Ces trois premières étapes – plus le mois de préparation et les trois courses auxquelles il a participé au printemps – ont aussi permis à Paul de se frotter à des modes de fonctionnement qu’il n’avait plus vraiment appliqués depuis la fin de ses années de voile olympique : « Ce qui est intéressant, c’est de faire des débriefings, d’échanger sur ce qui a été fait au jour le jour. Sur un Vendée Globe, on est aussi dans une logique de travail d’équipe, mais on navigue tout seul. Là, c’est une philosophie différente c’est beaucoup d’échanges, ça m’a fait du bien de retrouver ces ambiances que j’ai bien connues ».

Paul Meilhat en a même profité pour se mettre à l’eau. C’était lundi dernier, après un quart d’heure de navigation sur le raid côtier de Fécamp. Un virement express, le pied qui manque la sangle, et…. La suite, c’est lui qui la raconte : « Les conditions étaient musclées avec un fort clapot. On a fait une trentaine de virements de bords le long des falaises pour aller vers Etretat et, aux alentours du 10e virement, le bateau s’est déséquilibré, comme souvent, et je suis passé par-dessus bord. Je me suis rattrapé à l’écoute de foc, Matthieu (Souben) a choqué la grand-voile, Didier (Le Vourc’h) m’a aidé à remonter et, en dix secondes, on avait repris notre route. Le multicoque a aussi des comportements imprévus et je ne m’y attendais pas. Ça a été une bonne petite expérience, et cela ne nous a pas empêchés de bien finir le côtier, puisqu’on fait une place de 6 ».

La suite ? D’abord, Paul continuera à préparer la météo pour l’équipe des Souben, à distance, jusqu’aux Sables d’Olonne. Puis il y aura les vacances, la remise à l’eau de SMA, un stage de préparation avant la Rolex Fastnet en août qu’il courra en double avec Gwénolé Gahinet, le Tour de Bretagne en Figaro puis les stages au pôle Finistère Course au large, puis le départ de la Transat Jacques-Vabre le 6 novembre.

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