Mer et montagne, des mondes pas si différents

Une-SMA
Le 21 mars 2018 - 15h39

La mer et la montagne ont comme particularité d’isoler du monde ceux qui s’y aventurent. Ces deux univers qui peuvent sembler opposés en apparence, sont en réalité bien plus proches qu’il n’y parait. Le temps d’un entrainement de ski de randonnée en altitude à Val – Cenis Paul Meilhat, accompagné de Sylvain, guide de haute montagne, revient sur les particularités d’évoluer dans des milieux aussi changeants qu’imprévisibles.

Un terrain de jeu unique

Paul Meilhat : « J’aime pouvoir évoluer dans un environnement aussi beau. On a la chance, que ce soit en mer ou en montagne, de pouvoir profiter d’endroits où le commun des mortels ne va pas. Pour apprécier la beauté des lieux, il faut fournir un effort, s’y être préparé. On arrive à des situations où certains efforts nécessitent plusieurs jours pour bien récupérer. Tu te dis « Plus jamais ! » mais dès le lendemain tu y retournes. C’est finalement presque les meilleurs moments. »
Sylvain B. : « Oui, de se retrouver face à l’effort, de connaître ses propres limites. Mais parfois tu es aussi plus dans la contemplation. On est dans sa bulle et on essaie de profiter du temps qui s’arrête. »

La notion solidarité

P.M. : « Quand on part en course, on se retrouve seul sur notre bateau mais les autres compétiteurs ne sont jamais loin et on communique. Les notions de solidarité et de secours sont essentielles et l’emportent sur la course quand l’un d’entre nous est en difficulté. »
S.B. : « En alpinisme, il y a la notion de cordée. Même en ski de rando, vis-à-vis des risques d’avalanches, on est toujours deux. Si y’a un problème, il faut trouver des solutions. Tu peux rarement t’en sortir seul. »

La perception du danger

P.M. : « Nous avons une balance pour prendre nos décisions. En mer comme en montagne, nous mettons la sécurité tout en haut. Si on veut éviter de casser le bateau et l’homme, on peut choisir d’éviter des zones où se trouvent des vagues énormes, des vents contraires ou des vents trop forts, quitte à perdre un peu de temps. On perd du temps pour en gagner par la suite. En ce sens, j’aime beaucoup la notion d’humilité en montagne et cette idée de ne pas vouloir tout contrôler. D’être capable de se dire « aujourd’hui on ne peut pas y aller, les conditions sont trop extrêmes. ».
S.B. : « Les gens nous prennent parfois pour des fous. En réalité c’est complètement l’inverse. Quand ont fait de l’alpinisme on est complètement conscients du danger, qui est bien réel. »
P.M. : « En voile je pense que c’est pareil, on est hyper conscient de ce qu’on fait. C’est vrai aussi qu’en progressant on se donne des objectifs différents. Il ne faut pas griller les étapes, connaître son niveau. C’est important de ne pas prendre les choses à la légère et de se fixer des objectifs. C’est sûr que pour la Route du Rhum en fin d’année, si je compare à mes premières transats, et aux vues de mes trois années d’expériences en Imoca, mes ambitions sont élevées. »

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