Grand Prix Guyader : les premières sensations du printemps

Paul Meilhat et Gwénolé Gahinet au GP Guyader
Le 4 mai 2017 - 11h20

Mercredi, Paul Meilhat et Gwénolé Gahinet ont convoyé SMA de Port-la-Forêt à Douarnenez, pour se rendre sur la ligne de départ du Grand Prix Guyader, qui propose quatre jours de compétition, entre parcours au large et runs de vitesse. Le convoyage fut l’occasion de tester pour la première fois le foil installé à tribord. Et ? Tout fonctionne !

Paul Meilhat aussi adore qu’un plan se déroule sans histoire. Pour la première sortie de son monocoque après un mois de chantier, le skipper a trouvé sur sa route les conditions parfaites pour, pendant ce transfert de sept heures, affiner les réglages qui devaient l’être, valider quelques points importants et tester en souplesse le grand sujet d’interrogation du moment.

Dans le calme du vent de nord-est du matin, l’équipage a attaqué sa check-list dans le bon ordre en commençant par régler les voiles et leur tension. Puis il fut l’heure de tester système de montée et descente du foil. Un procédé compliqué à imaginer autant qu’à mettre en place et qui peut avoir des conséquences sérieuses lorsqu’il dysfonctionne. « Ce système a constitué une des grosses tâches du mois de chantier qu’on vient de vivre, explique Paul Meilhat. Ça fonctionne très bien, c’est fiable et, vraiment, c’est une grosse satisfaction, parce que tout le monde a énormément bossé au cours du mois qui vient de s’écouler et c’est très positif que tout marche bien ».

Peu de pertes au près sous foil
Puis est venue l’heure de prendre appui sur le foil tribord et de découvrir de nouvelles sensations. « Nous avons eu un bord sympa lorsque le vent est rentré, avec une petite session à 18-19 nœuds, du côté du foil. Mes premiers constats ? Au reaching, on levait le nez, le foil ne traînait pas trop d’eau et on a eu de bonnes sensations. Et avec une dérive droite, en général, on est plus mouillé, à bord. Quant au près, c’est encourageant car on ne s’est pas trop senti pénalisé, voire pas du tout. Il faut maintenant cumuler les navigations pour aller plus vite ».
Ça tombe bien, le format du Grand Prix Guyader est idéal pour cela. Jusqu’à dimanche, quatre Imoca60 vont enchaîner les parcours côtiers et les runs de vitesse en baie de Douarnenez. Dès 11 heures ce jeudi, Paul Meilhat et ses équipiers* vont tirer des bords sur deux parcours côtiers.

Quatre jours et cinq équipiers
« Nous allons naviguer sous 15 nœuds de nord-est le long des côtes. Il va y avoir des bords intéressants pour tester le foil, au reaching et au près. Tester notre foil est un des objectifs, mais ce n’est pas le seul. C’est la première course de la saison, c’est donc l’occasion de se remettre dedans pour les anciens et de prendre des marques pour Gwénolé Gahinet ».

Ils seront six à bord, au cours des quatre journées à venir. Parmi eux, Michel Desjoyeaux, qui n’est pas venu faire de la figuration. « Vous savez, dit Paul Meilhat, quand Mich monte sur un bateau, c’est pour gagner des courses. Mais il est aussi là parce que, tout ça (le foil et son système de montée et descente), c’est son idée. Forcément, ça sera intéressant de l’avoir à côté de nous pour tout analyser ».

*L’équipage SMA pour le GP Guyader
Paul Meilhat, Gwénolé Gahinet, Marc Liardet (boat captain), Antoine Brunel (préparateur ballasts, petit composite, matelotage), Michel Desjoyeaux et Olivier Mousselon (ingénieur au bureau d’études Mer Forte)

Le programme (prévisionnel)
Jeudi 4 mai : deux parcours côtiers de 19 puis 27 milles.
Vendredi 5 mai : deux parcours côtiers
Samedi 6 et dimanche 7 mai : parcours côtier le matin, runs de vitesse l’après-midi.
Les Imoca60 prennent le départ avec les Multi50 et les Multi2000.

IL A DIT
Gwénolé Gahinet, co-skipper de SMA : « Ce convoyage a donné une belle navigation, avec de bons petits bords et de belles sensations quand le bateau accélérait. C’était bien de voir le bateau à l’eau et de découvrir de nouvelles choses : on a mis les bouts dans le piano et il me faudra un peu de temps pour me familiariser avec cette configuration navigation. D’ailleurs, j’ai mis de petites étiquettes pour éviter les bêtises… Nous avons pu nous jauger face au bateau de Jean le Cam, qui a convoyé en même temps que nous et on a pu constater que nous n’étions pas pénalisés par le foil, au près. Mes premières sensations avec ce bateau ? Il est vraiment agréable à barrer. Il y a peu de frottement, on sent l’équilibre général et c’est top pour affiner les réglages. Ce bateau est vraiment abouti. Cette course est pour ainsi dire ma grande première en Imoca : j’ai juste un Tour de Belle-Île au compteur. Avec la concurrence qui nous attend, ce Grand Prix Guyader va être top ».

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