Armen Race : départ canon de Paul Meilhat et Gwénolé Gahinet !

Le 25 mai 2017 - 16h00

Ce jeudi 25 mai à 15h50, sous un soleil cuisant et un léger vent de nord-est, Paul Meilhat et Gwénolé Gahinet ont pris le départ de l’Armen Race. Pour les deux marins engagés sur la prochaine transat Jacques Vabre, ce parcours semi -hauturier de 265 milles au départ de la Trinité-sur-Mer est l’occasion d’une vraie première course en double à bord du 60 pieds SMA.

Naviguer : une priorité

Passer du temps en mer et se confronter à la moindre occasion, tel est le credo du team SMA. Depuis sa remise à l’eau fin avril, le monocoque bleu et blanc a écumé les plans d’eau bretons en régate et à l’entraînement. Déjà 13 journées de navigation en moins d’un mois : Grand Prix Guyader, deux sessions de 48 heures au large et une série de sorties destinées à tester du matériel et à compiler des données.

L’Armen Race qui réunit 200 équipages – un combo d’amateurs éclairés et de professionnels -, est la suite logique de ce programme printanier. C’est surtout la première vraie course en double de Paul et Gwénolé, qui sont confrontés à quatre autres IMOCA : Safran, Initiatives Cœur, Newrest -Brioche Pasquier et Vivoabeira.

Se caler à deux

L’objectif pour les deux hommes : commencer à caler une routine de fonctionnement en double, fixer des axes de travail pour cet été (nouveau chantier du bateau) et pour les stages de la rentrée à Port La Forêt. Pour Gwénolé, encore en « apprentissage » avec le bateau, l’exercice est d’autant plus important : «  Je suis en phase de découverte de ce nouveau support. Mon objectif est de gagner en aisance dans les manœuvres. Dans ce travail, Paul m’aide beaucoup. Il est très pédagogue et on discute beaucoup. A la base, de toute façon, on fonctionne très bien ensemble, de manière assez intuitive. On se fait confiance et puis on a cet état d’esprit en commun qui est celui de faire les choses à fond ». C’est d’ailleurs « à fond » ou du moins en tête, que les deux compères ont pris le départ de l’Armen Race, cet après midi à 15h50. Un départ canon, sous le vent de leurs concurrents, dans un vent de nord-est de 15 nœuds qui a tendance à mollir à la sortie de la baie de Quiberon. Pendant ces 30 heures de course, le petit temps risque en effet de régner en maître…

30 heures dans les vents légers

Jusqu’à la chaussée de Sein, puis au large de Guérande, avant de faire demi-tour vers la Trinité, ce ne sera donc pas la tempête pour les équipages. Cet après midi et cette nuit, un petit flux d’Est de 10-15 nœuds accompagnera la flotte. Mais dès la mi-journée demain, à mesure que les concurrents approcheront de la ligne d’arrivée, le vent va s’étioler. «  L’intérêt est que nous allons faire pas mal de spi sur des longs bords, ce qui ne nous arrive pas si souvent, commente Paul. Ce sera parfait pour comparer notre vitesse à celle de nos concurrents ».

Les IMOCA devraient mettre une trentaine d’heures pour boucler ce parcours de 265 milles, avec un finish prévu dans la soirée de vendredi.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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